Française

„La poésie de Dan SURDUCAN tente de danser sur le visage de la pensée au sourire qui mord. Dans un exercice de solitude l’auteur crée par l’aphorisme une introspection. Il connaît le poids de la vie et au fil du temps tente un nouvel équilibre entre le cœur et l’esprit. Surducan reste avant tout un humaniste avide de sagesse et de simplicité. Certes, écrit-il, « Dans notre monde, la sincérité n’est pas toujours une carte gagnante. » mais il convient de s’y engager : tout le monde à y gagner sa vie sinon le ciel. Et qu’importe si tout finit en poussière. Cultiver son propre jardin est l’acte de fondation à tout travail humain.“ – Jean Paul GAVARD PERRET.

  • De tout temps, l’éclat de l’or a aveuglé la pensée.
  • La couleur n’est pas possible sans la lumière, ni la beauté sans l’amour.
  • L’amour comporte tant la souffrance, que l’extase.
  • Le bonheur c’est quand on continue à danser, même si la musique a cessé.
  • Les masques ne tombent qu’aux moments sensibles de la vie.
  • Plus on se rapproche du Ciel, plus le prix de la Terre est revu à la baisse.
  • Les paroles peuvent ressembler à des jets de pierre, ou à des fleurs offertes.
  • Les ailes des pensées ne s’usent nullement, ne se fatiguent jamais.
  • Le sourire incarne le printemps de ton visage.
  • Un homme peut être seul tant dans un endroit isolé, que parmi les hommes.
  • Le livre est votre hôte qui vous rend visite.
  • C’est la souffrance qui remet de l’ordre dans les valeurs de la vie.
  • Être puissant, c’est alléger les autres de leur fardeau.
  • Pour pénible que soit l’attente, l’aube point… ni plus tôt, ni plus tard.
  • C’est fois au sommet qu’on observe le mieux la grandeur d’une montagne.
  • Le test à passer à l’âge mûr, c’est l’équilibre entre le cœur et l’esprit.
  • On oublie qu’on est né et qu’on vit dans un immense cimetière.
  • Le plus beau vêtement qu’on puisse mettre, c’est la bonté.
  • On peut être en prison et se sentir libre, on peut être libre et se sentir comme en prison…
  • L’homme est pareil au vase: il offre sa plénitude aux autres.
  • Les appréhensions n’apportent pas la pluie, ni ne hâtent le lever du soleil.
  • La réconciliation est un point reliant deux mondes, le pardon ouvre les portes de la cité.
  • La sagesse n’est pas dans le nombre des mots, mais dans leur véridicité.
  • La vie est le cadre où nous mettons notre portrait.
  • Au bout du monde, il est un pont en pierre, que les gens franchissent forts de ce qu’ils ont dans le cœur.
  • Il est des fois où, pour mieux y voir, il faut fermer les yeux.
  • Tout un chacun est un prince en amour, mais également un mendiant.
  • La solitude est une dame capricieuse. Dans ses bons jours, elle fait des merveilles.
  • La parole d’un homme de caractère est tel un rocher porteur de cité.
  • Dans notre monde, la sincérité n’est pas toujours une carte gagnante.
  • La vie est un journal où, même s’il n’est rien d’écrit, d’aucuns peuvent y lire des choses.
  • Les difficultés de la vie sont le miroir où l’on peut scruter son caractère.
  • La persévérance est l’échelle atteignant au ciel.
  • Le cœur peut chanter même s’il n’a pas l’oreille musicale.
  • Le mensonge est un ange aux ailes en cire.
  • L’homme est fait de poussière et de ciel également.
  • La vérité est une collection de choses incroyables.
  • On vit tous sous le même Ciel, mais on a chacun son propre Ciel.
  • La beauté de certaines ailes n’est pas visible depuis la cage.
  • La sagesse a bâti sa maison sur un rocher, la bêtise dans l’esprit des humains.
  • Le manque de temps n’est pas une excuse, mais bien un mode de vie.
  • La foi est à même de vous porter là où les jambes ne sauraient le faire.
  • En fait, la liberté n’est rien d’autre qu’une cage plus grande.
  • L’oubli est le voleur qui n’est jamais appréhendé.

Apărut în Aphorismes roumains d’aujourd’hui  – 2019

coordonator  principal – Ionuţ Caragea
traducător – Constantin Frosin